L’ARTISTE - Introduction du podcast 'Passe boire le thé'

Créer envers et contre tout, créer comme l’on respire. Comme une l’ultime quête, un dernier souffle qui provoque  le présent constamment.  Artisans du présent, se jouant des limites face aux milles  vents contraires. Les artistes comme on les nomme ne cesse de le dire  jouer encore et encore voila le secret, retrouver son âme d’enfant et surtout ne plus s’en séparer. Alors ce  colonisateur d’éphémère, funambule en équilibre sur les ligne des conventions, celui là même qui flirter avec nos émotions pour en faire jaillir la magie c’est lui que l'on admire c’est lui qui nous fait sursauter le cœur. Se jetant plein d’amour dans les bras de la vie. par ce que peu importe le flacon pourvus qu’il est l’ivresse l’artiste parce qu’a l’instant ou il goutte l’ivresse de vivre, il est vivant Mais ne vous m’éprenez pas  car le flacon a bien été choisi, forger par son précieux contenant. Le traceur de tranchées libre, Artisan acharner du présent, l’alchimiste des temps moderne a bien pris soin de préparer les ingrédients. L’instinct qui le guide mais aussi a la quête qui l’anime. Aucune utilité de suivre son pas, ce qui changerais vraiment les choses c’est que chacun d’entre nous nous reconnaissions le droit d’être comme lui, et même mieux le droit d’être lui ou elle ‘ L’Artiste. 

 

LA CULTURE

Qu’est-ce la culture finalement, culture des mots, des esprits culture de la terre aussi, celle de nos vies, de notre histoire de notre langue. La culture celle pour laquelle on se bat ici et là, surtout ici !!!  Alors comment la transmette  et  à  qui ? Pour  quoi  la transmettre, et à quel prix ? Internet a définitivement décloisonné l’accès au savoir, ce qui  a fini par éradiquer digues et rempart qui réservait fut un temps  la dites culture aux gens cultivés. Mais le chemin demeure ardu, la culture reste encore  reléguer au rang d’animation ou d’activité du dimanche. Renforçant  ainsi la  confrontation entre éducation nationale et éducation populaire. Comment prouver l’urgence de  la  transmettre, cette graine vivante. Comment renverser le mouvement, pour celle-là  qui sans frontières sans peur, curieuse  de tout, dévoreuse créatrice, insatiable,  fait grandir nos âmes. Être cultivé ne se résume plus  à la science  des mots des livres, ou à l’obtention de mille et uns diplômes. Dans notre société foisonnante qui bouge sans cesse  les lignes de l’éducation et de la pédagogie, la culture bannière au front réinvente sans cesse la transmission d’informations. Et si le courage de cette culture pouvait changer le monde et faire de nous,  de nos enfants  des êtres libres de penser,  libre de rêver, et surtout libre d'êtres heureux !!!

 

INFANS - Texte extrait du spectacle 'Merci Madame' en hommage à Barbara

Ces violences, ces colères, celles du monde et les miennes, ne sont elles pas nées d’un silence honteux ? Souvent je les ai cru issues de mes mains. Et de familles mensonges et de mariages en secrets, et de jalousies impures sous le prétexte qu’elle t’aimait. Et elles m’ont bien correctionnées les fières moches et mal peignées. Et elles se sont trouvées si belles, les vieilles menteuses encadrées. Et elles égrènent leurs boules de suif, dans leurs pieux dénis de peur. J’ai reconnu leurs mains jaunies celles du silence et du trompeur. Oui, c’est bien elle qui fait semblant, qui restera pour les enfants. Par son schéma dévastateur, elle met au monde de vices en plaies, parce que juste par la peur on a gardé tous nos secrets. Mais bien que ces vieilles coupures distribuent leurs noirs instincts, demeurent au cœur de leurs armures, l’empreinte du bon magicien. Et ils changent le plomb en or, et ils viennent affuter leurs reins, en nourrissant de feu leurs sorts, les guerriers alchimistes embruns. Les enfants de novembre, artistes, de leurs éclats, ils nous éclairent. Et si nous en étions les fils ? Et si nous en étions les pères ?

A TOI MAINTENANT - Texte extrait du spectacle 'Merci Madame' en hommage à Barbara
Et du bout de ses doigts, je glisse. Et elle me dit d’un coin des yeux elle me rassure, je suis un fils. Et mes épaules, elle les contient, comme l’on cuit paroies de terre. De mots d’amour elle m’a conduit en protégeant mes os de verres. Et puis ces mots, et puis ces phrases, et puis ces notes, et ces accents. Et puis l’amour, et puis son père, et puis l’amour et ses amants. Lorsqu’on raconte récit de vie, on peut avoir l’air d’un poète. Lorsque l’on vie vraiment sa vie on a pas l’air on l’est de fait. Et ce chemin qu’elle a tracé en ramenant fraise des bois. Et ce chemin qu’elle a aimé, avec ses larmes, et puis sa foi. Elle nous le dit, prends le aussi et s’il te plait fais en le tiens. Je te le donne je suis partie. Je te le donne, Mets y tes mains.

MADAME - Texte extrait du spectacle 'Merci Madame' en hommage à Barbara

Je suis saoule de moi d’âme et de peur, car leurs âmes saoules me brulent et m’effleurent. Je suis saoule madame de leurs âmes seule, et si triste madame d’être aussi saoule. J’ai regardé madame chacun de leurs mots, et disséqué madame certains de leurs cœurs chauds. J’ai par mégarde madame exercée de mes charmes, pour attirer madame leurs âmes en larmes. Et j’aperçois madame à l’ombre d’un, que désolée madame j’ai encore faim. Je suis saoule de moi d’âme et de peur, car leurs âmes saoules me brulent et m’effleurent. Ils m’ont brulé madame avec leurs faux jours, leurs notes justes leurs silences aiguisés. Ils m’ont encensés embaumés en un jour et recraché comme un noyau usé. Et j’ai laissé madame le vide m’envahir. Et aux creux de ses mains j’ai posé mon désir. Le silence à son tour  vint resserrer mes plaies. Et c’est au point du jour que j’accueille la paix.